Chronique n°36
(qui est au sujet de ma virée à Rennes le week-end dernier)
Chose promise, chose due, voici mon récit concis de ce week-end-ci, où je n'étais pas ici, mais plutôt là-bas, désolée je manque de rimes en -ci...
Pour rappeler un peu l'histoire, j'allais donc dans cette charmante bourgade pour prospecter pour mes petits musiciens (dans un prochain post, promis je vous en parle), et aussi pour rencontrer pour la première fois en vrai le rédac'chef de mon webzine adoré Discordance, ainsi que Julia, chroniqueuse, tout pareil. J'avais téléphoné à plein d'endroits, j'avais environ 4 rendez-vous au moment de partir, et un cerveau défaillant m'avait totalement fait oublier de terminer ma liste d'appels la veille au soir, ce qui fait que j'avais encore quelques coups de fils à passer et des rendez-vous hypothétiques pour le lendemain. Mon chéri avait pris son après-midi et nous sommes donc partis gaiement sur le coup des 15h pour arriver tout aussi gaiement, mais avec dix degrés de plus dehors, à Rennes vers 17h30.
Nous nous sommes installés à l'hotel, avons changé de vêtements, puisqu'on était partis dans l'idée qu'il pleuvrait (attention, je vous arrête bande de mauvaises langues, non on ne s'est pas dit qu'il pleuvrait PARCE QUE on allait en Bretagne, tout ça c'est de la
faute de mon rédac'chef que j'avais eu la veille sur msn et qui m'avait dit de prévoir un parapluie). Donc bien entendu on a oublié le parapluie, mais au moins on a pris des vêtements chauds. Et du coup, il faisait 26° dehors et une chaleur d'orage étouffante...
faute de mon rédac'chef que j'avais eu la veille sur msn et qui m'avait dit de prévoir un parapluie). Donc bien entendu on a oublié le parapluie, mais au moins on a pris des vêtements chauds. Et du coup, il faisait 26° dehors et une chaleur d'orage étouffante...Bref, je reçois dans la soirée un texto de Pascal (le rédac'chef sus-mentionné) qui me dit "on a checké l'hotel, à tout de suite". Là court moment de panique, quoi ? quel hotel ? je croyais qu'il dormirait chez sa copine ? pis comment il sait dans quel hotel on est ? jusqu'à ce que mon cerveau décoloré et sus-mentionné aussi se mette en branle et me dise que peut-être c'était son hotel à lui, et que "à tout de suite" pouvait ne pas être pris au pied de la lettre... Beuleubeuleu.
Une fois raffraîchis, on sort de l'hotel pour essayer de trouver la station de métro qu'on avait repéré sur la carte afin de se rendre le soir au rendez-vous tant attendu, et voir jusqu'à quelle heure on pouvait rester. Après avoir tourné un peu dans les pavillons à l'américaine (tous-les-mêmes-et-cherche-le-tien) on trouve enfin la station, on constate qu'on a la permission de minuit et demi, youpi, et enfin on rentre pour que je passe mes coups de fils tout aussi sus-mentionnés que le reste.
Ces derniers appels se révèlent très porteurs, environ un coup de fil sur deux donne un résultat positif, je me retrouve avec 9 rendez-vous pour le lendemain, entre 18h et 19h30. Argl, va falloir courir dans la ville. On règle nos montres, on fait la liste des rendez-vous en fonctions des impératifs sur l'horaire et de la proximité géographique, le lit est transformé en base militaire avec la carte déployée tandis qu'on pointe, souligne, entoure et stratège à tout va. Notre itinéraire du lendemain fini, on se rend compte qu'il est pratiquement l'heure d'y aller, qu'il pleut effectivement dehors (méeeuu) et nous allons donc nous garer au parking du métro qui en fait était franchement trop loin de l'hotel pour imaginer rentrer à pied à minuit passé.
On avait rendez-vous dans le centre de Rennes, sur une très jolie place entourée de maisons
typiquement Bretonnes, tellement qu'on se croirait à Colmar, et nous attendons dans la station puisqu'il pleut toujours au-dehors. A ce moment là, mon chef préféré se pointe et nous accoste timidement comme s'il n'était pas bien sûr de lui. Faut dire aussi qu'on ne s'est jamais rencontrés, que la seule photo qu'il a de moi vient de mon profil myspace, et que moi-même je ne me reconnais pas dessus, et que quant à moi, je croyais qu'il ressemblait tout à fait à quelqu'un d'autre.
typiquement Bretonnes, tellement qu'on se croirait à Colmar, et nous attendons dans la station puisqu'il pleut toujours au-dehors. A ce moment là, mon chef préféré se pointe et nous accoste timidement comme s'il n'était pas bien sûr de lui. Faut dire aussi qu'on ne s'est jamais rencontrés, que la seule photo qu'il a de moi vient de mon profil myspace, et que moi-même je ne me reconnais pas dessus, et que quant à moi, je croyais qu'il ressemblait tout à fait à quelqu'un d'autre. Que je vous explique.
Il y a quelques semaines, prise d'une curiosité qui m'est malheureusement habituelle, j'ai voulu savoir à quoi ressemblait ce mystérieux Pascal qui se permet de retoucher les articles qu'on lui envoie, alors qu'ils sont la perfection même. Justement, sur notre portail FTP (pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, je ne peux pas vous blâmer, ça ne fait que très peu de temps que je peux me la jouer avec des termes informatiques compliqués..) donc, sur notre portail FTP, le fameux Pascal avait publié ses photos de vacances au ski (pourquoi ? ah ben ça... chépa) j'y ai donc jeté un coup d'oeil, mais me suis bien vite rendue à l'évidence, ces photos étaient pleine de types en combi et à lunettes de soleil, mais comment savoir lequel est-ce ?
Après lui avoir posé la question, il me dit "facile, le plus beau et le plus bronzé"... euh.. oui.. comment dire... il me dit également : "un indice : regarde sur le webzine les photos des Eurocks 2006". Ah. Je me rend donc sur la galerie photo, constate que c'est encore plein de gars à lunettes, mais au moins il y en a un qui se détache, on ne voit que lui, il est pas si mal et relativement bronzé, ça doit être lui. Et comme mon cerveau, dont je n'arrête pas de parler, a un fonctionnement un peu particulier, une fois que j'avais décrété que le gars à bracelets à clous et à grimaces était Pascal, ben c'était lui et pis voilà. Voui voui, sauf que non, c'était pas lui, lui c'était Gérard, son meilleur ami.
Après lui avoir posé la question, il me dit "facile, le plus beau et le plus bronzé"... euh.. oui.. comment dire... il me dit également : "un indice : regarde sur le webzine les photos des Eurocks 2006". Ah. Je me rend donc sur la galerie photo, constate que c'est encore plein de gars à lunettes, mais au moins il y en a un qui se détache, on ne voit que lui, il est pas si mal et relativement bronzé, ça doit être lui. Et comme mon cerveau, dont je n'arrête pas de parler, a un fonctionnement un peu particulier, une fois que j'avais décrété que le gars à bracelets à clous et à grimaces était Pascal, ben c'était lui et pis voilà. Voui voui, sauf que non, c'était pas lui, lui c'était Gérard, son meilleur ami.Tout ça pour dire que dans la station de métro à Rennes, quand un charmant jeune homme m'accoste pour me demander si je suis Emma et qu'il ne ressemble pas du tout à la personne que j'attend, j'ai un moment de flottement à me demander ce que le monsieur me veut.
Tout le monde se retrouve, on rencontre également Julia, qui est de Rennes et qui nous emmène dans un resto pizza top branchouille. On commence par nous proposer la table sous l'escalier, 4 places pour 5 euh oui mais alors non on va aller ailleurs si ça vous fait rien. On nous repropose une autre table, 4 places, oui alors c'est à dire mon bon monsieur que nous sommes 5. Il nous rerepropose une autre table, déjà on sent qu'on n'est plus du tout ses amis, au serveur, et quand je remarque que la table est bancale e
t que je vois son oeil me scruter d'un air torve (ce qui ne veut rien dire, nous sommes d'accord), je lui affirme que ça ira très bien, qu'on est des gens gentils, s'il vous plait monsieur ne crachez pas dans nos pizzas...
t que je vois son oeil me scruter d'un air torve (ce qui ne veut rien dire, nous sommes d'accord), je lui affirme que ça ira très bien, qu'on est des gens gentils, s'il vous plait monsieur ne crachez pas dans nos pizzas...La spécialité du resto est qu'ils offrent un carambar à ceux qui finissent les pizzas, mais comme elles font environ 1m de diamètre, c'est relativement un défi. Les hommes se toisent, c'est à qui pourra finir sa pizza pour prouver qu'il est viril (oh messieurs ne démentez pas, on a toutes vu qu'il s'agissait là d'une bataille entre mâles dominants pour obtenir le carambar qui fera de vous des hommes, des vrais !) Si ça vous intéresse, ils ont tous les deux eu leur carambar, mangés par les filles parce que bien sûr, une fois qu'on a mangé une telle pizza, on ne peut plus rien avaler...
On a passé une soirée super sympa, puis on s'est quittés pour prendre notre métro, qui lui aussi était super sympa, ensuite on est sortis du parking du métro gratuitement parce qu'on avait gardé nos tickets de transport (ce qui est prévu dans le règlement), et j'ai trouvé que c'était super sympa, comme on ne savait pas comment faire, les gardiens nous ont ouverts la porte sans poser de questions, et ça vraiment c'était super sympa, et ensuite on est allés se
coucher, ce qui est, vous en conviendrez, super sympa.
coucher, ce qui est, vous en conviendrez, super sympa.Le lendemain, après une très bonne nuit, nous décidons d'aller prendre le petit déjeuner en ville, puis d'arpenter les rues tranquilement dans l'après-midi pour repérer les salles et prendre des repères pour le soir. Ce que nous faisons, grosso-modo. Le midi on mange dans une crêperie, hey on est en Bretagne, je goûte un apéritif sensé être très doux, au caramel au beurre salé, ma gourmandise préférée. Au bout de quelques gorgée, je me dis que "très doux" dans la bouche de la serveuse devait vouloir dire dans les 45°, et je mange bien vite la salade verte que j'avais commandé en entrée histoire de ne pas tomber sous la table.
Nous repartons dans la foulée, à l'autre bout de la ville, histoire de bien digérer. Nous nous rendons à la rue Baudelaire, dans les quartiers chics, à la recherche d'un certain Ibiza Café. Bon déjà le quartier, bourré de villas 1900, ne me parait pas particulièrement propice à l'emplacement d'un "Ibiza Café", mais baste, on en a vu d'autres. On fait la rue Baudelaire dans les deux sens, et force est de constater qu'il n'y a pas de bar, rien que de très très grosses maisons. On demande à quelques jeunes si ça leur dit quelque chose, ils nous envoient vaguement au bas de la rue avec l'air de vouloir répondre quelque chose à tout prix sans avoir la moindre idée de où peut bien se trouver ce fichu café, on téléphone aux renseignements, l'un des numéros me dit que ça n'existe pas (ah oui d'accord, merci madame), l'autre me donne l'adresse et le numéro, en fait c'est pas rue Baudelaire, mais rue Baudrairie ou quelque chose comme ça.
Oui bon ben ça arrive à tout le monde de se tromper...
Sauf que la rue Baudrairie est à l'autre bout de la ville et que mon chéri commence à râler un peu d'avoir fait tout ce chemin pour rien, surtout que la journée ne fait que commencer.
On arrive rue Baudrairie, et là, surprise, pas d'Ibiza Café non plus. On fait la rue dans tous les sens, rien. J'appelle le numéro, on me répond en annonçant "le Haricot Rouge, bonjour !", déjà je sens l'arnaque. Après explication, en réalité l'Ibiza Café est fermé depuis 3 ans, donc je n'ai aucune idée de qui j'ai pu avoir au téléphone trois jours auparavant et qui m'a dit de passer, étant donné qu'au Haricot ils n'organisent pas de concerts et qu'ils ne m'auraient jamais dit une chose pareille. Ca tient de la 4ème dimension cette histoire...
On arrive rue Baudrairie, et là, surprise, pas d'Ibiza Café non plus. On fait la rue dans tous les sens, rien. J'appelle le numéro, on me répond en annonçant "le Haricot Rouge, bonjour !", déjà je sens l'arnaque. Après explication, en réalité l'Ibiza Café est fermé depuis 3 ans, donc je n'ai aucune idée de qui j'ai pu avoir au téléphone trois jours auparavant et qui m'a dit de passer, étant donné qu'au Haricot ils n'organisent pas de concerts et qu'ils ne m'auraient jamais dit une chose pareille. Ca tient de la 4ème dimension cette histoire...Nous faisons le parcours du soir en entier, finissons fourbus sur la place de la veille, à siroter quelques boissons fraîches en attendant l'heure du premier rendez-vous, à 18 heures. Je passerai les détails, totalement inintéressants, en gros, on rentre, on attend qu'on veuille bien nous voir (ou pas), j'explique qui je suis, pourquoi je suis là, je tend mes cds, on discute trente secondes (ou pas), on nous propose un verre (ou pas), on décline poliment, et on repart gaiement (ou pas). A la fin de la soirée, complètement morts et avec un tout nouveau coup de soleil sur le nez, on rentre à l'hotel s'écrouler comme des larves. Oui mais enfin des larves heureuses.
Nous sommes rentrés le lendemain, non sans avoir pensé à nous fournir en caramels au beurre salé, miom miom. On repart vendredi pour remettre ça à Caen le vendredi soir et à Rouen le samedi. Je vous raconterai !
C'est la fin de ces folles aventures, à vous les studios !
E.
2 commentaires:
Je te l'ai toujours dit : tu t'emballes trop, et après tu tombes de haut... Je suis mort de rire quand même pour la photo de ton rédac' chef...
Et alors ça a donné quoi le week-end dernier ?
Je tombe de haut, je tombe de haut.. c'est toi qui le dis ! l'est drôlement sympa mon rédac'chef, et tant pis s'il a pas de bracelets à clous !
Le week-end dernier c'était... bof. Mais bon j'ai dit que je ferai un post là-dessus, alors un peu de patience majesté.
Enregistrer un commentaire